CSRD : proposition de l'ECON pour des seuils plus élevés et moins d'obligations
La commission ECON du Parlement européen a présenté une proposition qui pourrait redéfinir considérablement le champ d'application de la Directive sur les rapports de développement durable des entreprises (CSRD)Le texte suggère de relever les seuils minimaux à Employés 3.000 e 450 millions d'euros de chiffre d'affaires, réduisant ainsi le nombre d'entités soumises à l'obligation de déclaration par rapport à la proposition de la Commission européenne, qui fixait la limite à 1.000 XNUMX salariés. Une révision qui suscite des inquiétudes parmi les analystes et les institutions, notamment Banque centrale européenne, qui continue de soutenir des seuils plus bas (500 salariés) au nom de la transparence et de la comparabilité des données ESG.
La proposition prévoit également une simplification radicale de la Normes européennes de rapport sur le développement durable (ESRS), avec un maximum de 100 points d'information obligatoires (contre 1.000 50 ou plus actuellement) et XNUMX bénévoles. Selon le rapporteur Janusz Lewandowski, le cadre d’information actuel est « excessif et contraignant », en particulier pour les entreprises de taille moyenne.
Le package comprend des modifications apportées à la Directive sur le devoir de diligence en matière de durabilité des entreprises (CSDDD), avec la suppression de l’obligation d’élaborer des plans de transition climatique et une rationalisation de la Taxonomie de l'UE, afin d'éviter les doublons dans les rapports. Enfin, la réintroduction de lignes directrices sectorielles est proposée pour faciliter l'orientation des entreprises.
La proposition est encore au stade préliminaire et sera soumise au vote, mais elle marque une direction claire : réduction des charges administratives et plus grande sélectivité, avec une question ouverte sur l’efficacité réelle d’une telle approche dans la promotion de la durabilité.
Pour en savoir plus: https://esgnews.it/regulator/la-commissione-econ-del-parlamento-ue-propone-di-alzare-la-soglia-della-csrd-a-3000-dipendenti/?mc_cid=22fa0a9f72&mc_eid=054d081ea9
CSRD : les entreprises européennes ne le perçoivent pas comme un frein à la compétitivité
Contrairement à la croyance populaire, le CSRD n'est pas considérée comme un obstacle à la compétitivité par la plupart des entreprises européennes. Une enquête paneuropéenne menée par NousSommesL'Europe en collaboration avec HEC Paris e Copenhagen Business School souligne que seul le 37 % des entreprises déjà soumises à la directive subissent une baisse de compétitivité par rapport à leurs concurrents non européens.
Il 90 % des managers interrogés reconnaissent dans le CSRD un élément de souveraineté économique et un facteur de renforcement de la position européenne dans le contexte mondial. L'enquête, menée auprès de plus de 1.000 XNUMX entreprises, révèle également un niveau de satisfaction égal à 61 %, alors que seul le 7% appelle à une révision radicale de la législation.
Toutefois, les changements proposés par la Commission européenne à travers la réforme Omnibus Les résultats ne sont pas très convaincants : seule une entreprise sur quatre y est favorable. L’incertitude réglementaire est particulièrement préoccupante, car elle risque d’entraver davantage la conformité.
Concernant les seuils minimaux d'application, la majorité des entreprises interrogées sont favorables à une limite d'environ Employés 500, par rapport aux hypothèses ascendantes (1.000 3.000 ou XNUMX XNUMX) au centre du débat parlementaire aujourd'hui.
Pour en savoir plus: https://esgnews.it/environmental/csrd-per-oltre-il-60-delle-aziende-che-lha-applicata-non-frena-la-competitivita/?mc_cid=22fa0a9f72&mc_eid=054d081ea9
PwC : le reporting ESG toujours perçu comme une simple conformité
Une analyse de PwC des 250 rapports de développement durable – dont 70 % sont volontaires – soulignent comment, pour de nombreuses entreprises, CSRD représente davantage une exigence formelle qu’un véritable outil de transformation.
Un fait positif concerne l’intégration des thèmes ESG dans la80 % des rapports sur les risques d'entreprise, signe que la durabilité commence à être reconnue comme une composante du risque systémique. Cependant, le discours sur les risques continue de prévaloir sur celui des opportunités : les rapports documentent en moyenne 47 % plus d’impacts négatifs que positifs.
Les sujets les plus fréquemment abordés sont le changement climatique, le monde du travail et la conduite des entreprises. Cependant, des sujets comme la biodiversité, la pollution et les ressources en eau restent marginaux, notamment dans les secteurs des technologies et des médias (moins de 10 % des entreprises).
Sur le plan climatique, environ 70 % des entreprises déclarent des objectifs de réduction des émissions, mais les plans de transition sont souvent incomplets ou en cours de définition. assurance sur le reporting reste limité : une seule entreprise a obtenu une assurance raisonnable sur l'ensemble du rapport.
Pour en savoir plus: https://esgnews.it/focus/analisi-e-approfondimenti/pwc-il-reporting-esg-e-ancora-un-esercizio-di-compliance-per-troppi/?mc_cid=22fa0a9f72&mc_eid=054d081ea9
CBAM : exonération pour 90 % des entreprises importatrices
Le Parlement européen a approuvé les amendements à la Mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (CBAM), augmentant le seuil minimum d'application à Tonnes 50. La mesure exempte environ 90 % des importateurs (principalement des PME et des opérateurs privés), sans compromettre la couverture environnementale : la 99 % des émissions liées aux importations resteront soumises au mécanisme.
Les amendements visent à simplifier les procédures pour les déclarants CBAM, à affiner les méthodes de calcul des émissions et à renforcer les contrôles afin de prévenir les abus. Le rapporteur Antonio DeCaro a souligné comment le compromis allège la charge administrative tout en préservant l’intégrité environnementale de l’instrument.
Pour en savoir plus: https://esgnews.it/regulator/parlamento-ue-esclude-dalla-carbon-tax-alle-frontiere-il-90-delle-imprese/?mc_cid=22fa0a9f72&mc_eid=054d081ea9
CDP : 500 millions d'obligations vertes pour la durabilité et l'innovation
Cassa Depositi e Prestiti (CDP) placé sa deuxième obligation verte, pour un montant de 500 millions d'euros et une maturité de 8 ans. Cette émission, destinée aux investisseurs institutionnels, s'inscrit dans le cadre du nouveau Cadre des obligations vertes, sociales et durables du CDP mis à jour en décembre 2023.
L'opération a suscité un vif intérêt, avec des commandes de 2,5 milliards d'euros (5 fois l'offre), provenant principalement de 73 % auprès d'investisseurs internationaux, avec une attention particulière portée aux opérateurs soucieux des critères ESG. Le reporting sera basé sur la blockchain en terrain de jeu, pour garantir la transparence et la traçabilité des fonds et des impacts environnementaux.
Les bénéfices seront reversés à des projets dans des domaines prioritaires :
- énergies renouvelables
- la mobilité durable
- l'efficacité énergétique
- économie circulaire
L'obligation est conforme aux Principes d'obligations vertes de l'ICMA et contribue à la réalisation des ODD de l'ONU: 7 (énergie propre), 9 (innovation), 11 (villes durables), 12 (consommation responsable), 13 (lutte contre le changement climatique).
Pour en savoir plus: https://esgnews.it/governance/cdp-lancia-il-suo-secondo-green-bond-da-500-mln-per-promuovere-linnovazione-tecnologica/




